Aujourd’hui je vais vous donner un truc qui va changer votre vie dans vos interactions avec n’importe quelle IA. Gratis.
On l’a tous fait : on pose une question à ChatGPT comme on le ferait à Google. Ou on lui lance une demande vague en pensant qu’il est dans notre tête. Et après, ça nous irrite qu’il ne comprenne pas ce qu’on veut dire.
Le réflexe, à ce moment-là, c’est de conclure que l’IA est surfaite. Qu’elle donne juste des réponses molles et génériques.
Sauf que le problème, la plupart du temps, ce n’est pas l’outil. C’est la question.
Une IA ne devine pas. Vous lui donnez trois mots vagues, elle vous répond trois mots vagues en plus long. Elle remplit les trous avec de la moyenne. Et la moyenne, c’est exactement ce qui vous déçoit.
Et ça coûte cher. Pas en argent, en temps et en patience. Vous repartez dans des allers-retours sans fin pour essayer de vous faire comprendre. Souvent, ça finit de deux façons : ou vous lâchez avec rien d’utilisable, ou vous mangez votre limite de messages avant même d’avoir votre réponse. Surtout sur un plan gratuit.
Voici ma méthode. Et elle est parfaite pour les paresseux dans mon genre.
Vous n’avez pas besoin d’apprendre à « bien prompter ». Pas besoin de devenir un expert. Vous avez juste à demander le prompt à l’IA elle-même.
Oui, oui. Au lieu de vous casser la tête à trouver la formulation parfaite, vous lui écrivez quelque chose comme :
« Peux-tu me donner un prompt pour [ce que vous voulez]? Et pose-moi toutes les questions nécessaires avant de me répondre. »
C’est tout. Et là, deux choses se passent. L’IA vous écrit elle-même un prompt propre et complet, pas mal mieux que ce que vous auriez tapé à la va-vite. Et avant de vous le donner, elle vous pose des questions pour combler ce qui lui manque. C’est quoi votre budget? Vous partez combien de jours, avec qui? Ce courriel, il s’adresse à qui, sur quel ton? Elle va chercher l’info au lieu de l’inventer.
Un exemple. Vous voulez un menu pour la semaine. Version naïve : « donne-moi un menu de la semaine ». Vous allez recevoir un truc générique, avec du quinoa que personne ne mangera. Version efficace : « donne-moi un prompt pour un menu de semaine, et pose-moi tes questions avant ». Là, l’IA veut savoir combien vous êtes, qui déteste quoi, votre budget, le temps que vous avez pour cuisiner. Le menu qui sort après, il est fait pour votre vraie vie à vous.
Moi? Ça a changé la mienne. Pour vrai.
Et c’est juste ma méthode à moi. La beauté là-dedans, c’est qu’à force de pratiquer, vous allez trouver la vôtre. Celle qui colle à votre manière de penser. Il n’y a pas une seule bonne façon de faire; il y a la vôtre, et vous la trouvez en essayant.
Et cette méthode-là, c’est juste la porte d’entrée. Une fois à l’aise, vous pouvez la pousser : donner un rôle à l’IA (« parle-moi comme mon comptable », « explique-moi comme à un débutant »), lui dire d’adapter son ton à vous. Mais ça, c’est un autre article.
Parce qu’au fond, vous ne déléguez pas juste la tâche à l’IA. Vous lui déléguez aussi le soin de bien formuler la demande. Les bonnes questions, c’est elle l’experte. Servez-vous-en.
Essayez-le une fois aujourd’hui, sur n’importe quoi. Vous allez voir la différence dès la première réponse.
Et si ce petit réflexe change déjà vos affaires perso… imaginez quand c’est toute une équipe qui arrête de se battre avec des demandes floues.
Gratis, comme promis.
Isabelle accompagne les PME et OBNL québécois dans leur virage numérique et IA. Vision CI offre un regard advisory indépendant — sans conflit d’intérêt technologique, sans intermédiaire entre les fondateurs et chaque mandat.